« Skye » par Céline E.Nicolas.

Emmy, jeune community manager dans une prestigieuse maison d’édition new yorkaise, a pour principale mission de gérer l’image du vieux et prétentieux auteur, William Anderson, roi incontestable du thriller.

Au service d’une patronne tyrannique, noyée dans l’anonymat de cette ville et dévorée par la course effrénée à la performance, elle ne devient plus que l’ombre d’elle même.

Ce travail est pourtant la clé qui pourrait lui permettre d’aspirer à un meilleur emploi, elle doit encore tenir. 
Alors qu’elle s’apprête à prendre ses premières vacances, l’éditrice l’informe qu’elle doit rejoindre William Anderson pour l’aider à saisir son manuscrit. 

À sa grande surprise, l’écrivain n’est pas sur le sol Américain, mais en Écosse, sur la petite ile de Skye, où elle est accueillie par un homme aussi beau et mystérieux que le paysage qui l’entoure. 

Son voyage lui réserve de nombreuses révélations auxquelles elle n’était pas préparée.

Ressenti

« Il décharge une douleur trop lourde à porter sur du papier et l’offre en pâture à un public avide de sensation. » 

Intro– Le vent souffle des murmures qui me poussent au bord de ses falaises… Mon regard n’arrive plus à se porter au loin, vers l’horizon, mais il se dirige lamentablement vers le bas. Là où les vagues s’écrasent avec force contre les rochers. Comme les ressacs brutaux mon cœur bat fort contre ma poitrine et me préviens qu’il est l’heure… 

Je n’ai pas lu « Skye », je l’ai dévoré, aimé… Je suis tombée amoureuse de la terre qu’a foulé Emmy pour venir en aide à un homme. J’ai chuté pour la personnalité et les ombres qui planent inlassablement au dessus de William. Car oui, j’ai eu la sensation de vivre pleinement à l’intérieur de cet univers créé par l’auteur le temps de ma lecture… et je pense qu’en tant que lecteur, c’est ce qu’on recherche tous ! 

J’ai de suite accroché au monde littéraire dans lequel évolue Emmy, la pression qui pèse sur ses épaules et son envie de faire au mieux. Dans ce roman, cette femme apporte beaucoup de luminosité. Le seul petit point négatif pour moi, c’est cette sensation de pitié qu’elle a au début et qui je pense se modèle en de l’empathie par la suite. 

J’ai des difficultés avec le mot « pitié » car même s’il apporte un sentiment de sensibilité et de mal-être en fonction des souffrances de l’autre, il pourrait s’apparenter à un apitoiement… Mais ici Céline apporte un plus, qui a su me faire passer outre cette définition et faire évoluer son personnage vers une maturité accessible et altruiste.  

« Rien n’est plus instable et fragile que l’inspiration, demain elle aura peut-être disparu, alors je continue, de peur que demain, toutes ces idées ne soient plus qu’un lointain souvenir. » 

William. Le gros point fort pour moi de cette romance… il a su produire en moi une multitude d’émotion et provoquer un attachement irréversible. Ces plaintes silencieuses ont plané tout du long des chapitres en apportant avec elles une certaine angoisse sur la suite de la lecture. Alors, oui, je me suis vraiment attendue au pire… 

Ses phases d’auteur sont très bien traduites par la narratrice, et justement qui peut mieux qu’une auteure elle-même pour en parler le mieux. On entre dans une spirale de page blanche et d’inspiration intense.  

Les protagonistes secondaires, surtout Maggy et Sam, prennent une part entière à cette histoire, comme si ils pouvaient devenir le noyau de tout ça… Les deux colocataires de Emy à New York m’ont parut sympathique, et j’aurai adoré en savoir plus sur eux.  

Je crois que j’aurai pu dévorer davantage de pages de leur histoire, de cette noirceur qui l’a consumée … j’aime les personnages qui prennent aux tripes et qui bouleversent les battements de mon cœur, et qui en font devenir un coup de foudre…  

Car, oui, « Skye » je n’ai pas hésité quand il a fallu poser les mots sur mon ressenti, car c’est une histoire qui m’a transporté. Alors elle est peut-être un peu moins complexe que certaines histoires douloureuses que j’ai pu lire, mais elle a apporté avec elle ce quelque chose qui m’a ébranlée…  

L’histoire est belle, la romance magnifique, le désir qui prend à contre courant Emmy et William et qui leur explose en plein vol… 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s