« Loving Doll » par Farah anah.

Un an après la mort de sa petite sœur, Wolfgang von Gail se voit offrir un curieux cadeaux d’anniversaire. 
Une fillette, copie conforme de sa cadette. 
Au fil des années, un lien malsain se tisse entre Wolf et Katharina. 
Elle lui est interdite. 
Parce qu’elle vit sous le même toit. 
Parce qu’elle porte son nom. 
Pourtant,dans ce manoir hors du monde, l’amour s’apprête à prendre la plus immorale de ses formes. 
Combien de temps Wolf sera-t-il capable de garder le contrôle ? 
Les von Gail dissimulent bien des secrets dans le manteau de la nuit, jusqu’à commettre l’irréparable. 
Alors, aucun retour en arrière ne sera plus permis…

Ressenti

« Elle n’avait d’yeux que pour moi. Et je n’avais d’yeux que pour elle. » 

Un maelström de sensations, des mots qui étouffent, des situations qui embarrassent… cette histoire n’a rien à voir avec une douce romance qui berce le lecteur dans l’illusion d’un amour simple. C’est amer, douloureux, un amour mêlant la folie et la passion. « Loving Doll » c’est le genre de romance qui vous retourne le cerveau, qui pousse dans les retranchements.  

J’ai été prise dans une frénésie, une obsession, celle de savoir où allaient me conduire les personnages.  

Le lecteur est plongé dans la démence d’un homme, Wolf. D’un jeune homme qui s’est enfermé dans la colère et la dépravation pour faire face à sa douleur. Cette inconscience va se flouter lors de son anniversaire… on va lui faire un cadeau inestimable à ses yeux, mais qui pourrait être sa perte : Katharina. Le parfait miroir d’un être disparu… Cette jeune fille va évoluer et grandir tout en gardant son obéissance pour ce grand frère. Conservant cette image enfantine et cette existence atypique, c’est un personnage qui m’a beaucoup surprise. 

« Tu ressembles à toutes ces poupées autour de nous. Fascinantes. Sans vie. Terrifiantes. » 

Ce roman est une psychose. Tout au long de ma lecture j’ai perdu en quelque sorte contact avec la réalité, essayant de démêler cette histoire délicate et utopique. J’ai divagué dans les couloirs de ce manoir à la recherche d’indices, des réponses quant aux actes cachés et aux sentiments inavoués.   

Où commence la folie, la perversion ? C’est une des questions que je me suis posée jusqu’au bout de ce livre… et dont je ne connais pas encore la réponse , car la fin du roman déstabilise encore plus le lecteur dans cette charade.  

L’histoire m’a plu, les personnages torturés et leurs psychologies aussi. L’ambiance de cette demeure s’est imposée tout naturellement, et les silences des pièces sont venus ajouter une angoisse quant à la tournure des événements.  

Ça commence doucement, avec quelques longueurs, l’auteur pose et prend son temps pour nous mouler dans cet univers particulier. Petit à petit, les choses se décantent et on obtient des éléments que je n’ai pas suspectés, des agissements auxquels je n’ai osé croire…  

C’est sombre, les sentiments sont violents, peut-être, sans doute malsains, mais on devient spectateur d’un amour fusionnel et dangereux… aussi bien pour les autres que pour eux mêmes.  

C’est une belle et tragique histoire dont Farah a posé les mots. Peut-être pas tragique dans le sens où vous l’entendez, mais tout ce que je peux vous dire, c’est que dans le malheur, la douleur, peut naître une certaine adoration d’un être qui n’était sans doute pas fait pour vous… ou alors bien au contraire c’est que c’est dans la délicatesse d’un geste, d’un murmure, d’un regard que peut éclore un engouement fanatique…  

« Chopin avait mon admiration, mais ma dévotion à travers sa musique allait à Wolf. » 

Wolf et Katharina poussent le lecteur au bord du précipice de la folie, du mensonge. J’ai beaucoup apprécié découvrir cette facette de l’auteur. J’ai aimé me perdre dans les méandres de ces personnages complexes et imprévisibles. J’ai adoré cette psychologie et cette noirceur qui s’évaporent de ces deux êtres torturés.  

En refermant ce livre il me reste cependant beaucoup de questions…  

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